La fibromyalgie n'est plus considérée comme un trouble "dans la tête". La recherche pointe vers une sensibilisation du système nerveux et une densification du tissu fascial. Des essais cliniques ont évalué la thérapie myofasciale sur ce syndrome.
La fibromyalgie est un syndrome de sensibilisation centrale : le système nerveux amplifie les signaux douloureux, même en l'absence de lésion visible. Mais une partie de la réponse se joue aussi en périphérie, dans les tissus mous, et notamment le fascia.
Tesarz et al. (2011) ont montré que le fascia profond est densément innervé par des nocicepteurs libres, capables de générer et d'entretenir des signaux douloureux. Chez les patients fibromyalgiques, Stecco et al. ont identifié des zones de densification fasciale corrélées aux points douloureux diagnostiques (tender points).
Je vois passer beaucoup de personnes atteintes de fibromyalgie. Pour beaucoup, un travail régulier sur les fascias contribue à apaiser les tensions et à améliorer le quotidien. Certaines reviennent régulièrement, pour entretenir cet espace de mieux-être.
J'adapte mon toucher à chaque personne. La fibromyalgie s'accompagne souvent d'une hypersensibilité au toucher. L'ajustement se fait en direct, dans un échange vivant : j'écoute ce que le corps exprime, la personne me dit ce qu'elle ressent, et le toucher s'adapte au fil de la séance, pression, profondeur, rythme. Pour certains, le travail reste très doux, presque imperceptible. Ce n'est pas moins efficace.
Beaucoup de personnes que je reçois ont déjà consulté de nombreux spécialistes. La fasciathérapie n'est pas une réponse médicale de plus : c'est un travail différent, sur un tissu que les approches conventionnelles n'adressent pas toujours directement.
En aucun cas les séances sur les fascias ne guérissent la fibromyalgie. L'approche manuelle ne suffit pas seule. Mes séances s'inscrivent en complément, jamais en substitution du parcours de soin médical.
Guillaume Robert
Castro-Sánchez et al. (2011) ont conduit un essai contrôlé randomisé* sur 74 patientes fibromyalgiques : le groupe traité par relâchement myofascial (20 séances) a obtenu une réduction significative de la douleur, de l'anxiété et de la fatigue, et une amélioration de la qualité de vie à 1 mois et à 6 mois de suivi, comparé au placebo. C'est l'une des études les plus solides dans ce domaine.
Essai contrôlé randomisé* Castro-Sánchez AM et al., Clinical Rehabilitation, 2011
Tesarz et al. (2011) ont cartographié l'innervation du fascia thoraco-lombaire chez le rat et l'humain. Résultat : le fascia profond contient une densité élevée de fibres C et Aδ, les fibres conductrices de la douleur. Une source de signal nociceptif trop souvent ignorée.
Étude anatomique Tesarz J et al., Neuroscience, 2011
Liptan (2010) a proposé une revue de littérature identifiant le fascia comme "chaînon manquant" dans la compréhension de la fibromyalgie : densification, hypersensibilisation des nocicepteurs fascials, entretien de la douleur centralisée. Un cadre théorique soutenu par des données histologiques.
Revue de littérature Liptan GL, Journal of Bodywork and Movement Therapies, 2010
Affaitati et al. (2011) ont étudié l'effet du traitement des points gâchette périphériques chez des patients fibromyalgiques. Résultat : traiter les générateurs périphériques de douleur (points gâchette actifs) réduit significativement la douleur généralisée, suggérant que la périphérie entretient la sensibilisation centrale.
Étude clinique Affaitati G et al., European Journal of Pain, 2011
La fasciathérapie ne se substitue pas à un suivi médical ou psychiatrique. Elle s'inscrit dans un parcours de soin global, en complément.
Cabinet 38 avenue Wilson à Béziers, 5 min à pied de la gare. Accessible depuis Montpellier (35 min), Narbonne (15 min) et Agde (20 min) en train.
La fasciathérapie ne se substitue pas à une consultation médicale auprès d'un professionnel de santé.
* Essai Contrôlé Randomisé : protocole où les participants sont répartis aléatoirement entre groupe traité et groupe contrôle. C'est le niveau de preuve le plus solide en médecine clinique pour évaluer l'efficacité d'un traitement.